L’apothéose humaine – Olivier Rioult

Publié le


Titre : L’apothéose humaine – Une idole au cœur du mythe de la modernité

Auteur : Abbé Olivier Rioult

Date de sortie : 2015

Résumé / Quatrième de couverture :

« Au son de la fanfare démocratique et dans un tintamarre assourdissant, l’homme, enivré de ses Droits, s’est donné une nouvelle loi digne de sa personne.
Sa volonté s’est déclarée souveraine.
Ceci a été proclamé à la majorité et gravé pour la postérité.
Mais pour arriver à ce couronnement et à cette élévation qui lui valent désormais les honneurs divins, l’homme a dû tuer son être intérieur, il a dû étouffer et sa raison et sa conscience.
Cette prétention et ce pouvoir nouveaux sont les signes d’une mort certaine : celle de l’âme. » »

Dans cet essai solidement documenté, l’abbé Olivier Rioult touche aux domaines politique, philosophique et religieux pour étudier et dénoncer la triste réalité de notre époque.
Il explique comment le monde moderne, dirigé par la trinité idolâtrique « Liberté – Égalité – Fraternité », va vers le chaos.
Les courts et synthétiques chapitres de ce livre se proposent comme autant « d’armes efficaces pour comprendre et abattre cette vaine et monstrueuse idole ».

Pourquoi lire ce livre ? / Commentaires :

« En partant des faits qui pullulent dans la société décadente, l’auteur remonte aux causes morales, philosophiques et religieuses (qui prennent leur plein essor en 1789) pour en dégager les remèdes. Ne pensez pas que cet ouvrage n’est que théorique, idéaliste, non, l’auteur cite nombre de héros qui ont su appliquer ces remèdes ! »

Fiche de lecture de Media-Presse-Info :

« Ce livre part du postulat que pour traiter sainement de la dignité humaine, de son idolâtrie et de son apothéose, il est nécessaire de prendre le temps d’observer le monde dans sa réalité. Après l’observation des faits, on pourra essayer de trouver les causes du phénomène constaté et seulement alors on pourra tenter d’y remédier par une thérapie adaptée.

L’abbé Rioult a donc divisé son ouvrage en trois parties : des faits que tout le monde peut constater, des causes que tout le monde peut comprendre et des remèdes que tout le monde peut suivre.

Pour ce qui est des faits, l’auteur a choisi d’observer l’évolution de l’école, de la famille, des métiers et de la société. Dans ces différents domaines, le constat est alarmant et passe par une identique incapacité à transmettre le patrimoine humain.

La deuxième partie de ce livre cherche les causes de ce phénomène dans ses origines morales, philosophiques, politiques, historiques et psychologiques : l’impiété, la disparition de la recherche du Bien commun, la Révolution propagée dans tous les domaines, la laïcité ou l’humanité sans Dieu, la « Messe bâtarde », la « dissociété », le refus du réel, la mort de l’intelligence…

Enfin, après cet examen minutieux de la folie libérale et de ses utopies destructrices, la troisième partie délivre le remède : l’amour de la vérité, que Dieu offre à chacun, pour pouvoir se sauver. »

Présentation sur le site de l’auteur :

« Après « Jean Bastien-Thiry, De Gaulle et le tyrannicide. Aspect moral d’un acte politique », M. l’abbé Olivier Rioult vient de publier un nouveau livre aux éditions des cimes.

Il y a près de six ans que ce travail était prêt et à l’époque, un directeur d’école de la FSSPX avait souhaité, si ce livre était publié, de l’offrir à tous ses élèves après leur baccalauréat, tandis qu’une mère de famille, après en avoir assuré la relecture, avait conclu que ce livre était un « Pour qu’Il règne » simplifié et réactualisé.

De quoi s’agit-il ?

De l’Apothéose de l’homme. Peu de gens s’en rendent compte, mais notre société vit sur un mythe mensonger : celui de la divinisation de l’homme, ou plus précisément, celui de l’homme devenu l’idole de l’homme.

L’ouvrage se divise en trois parties.

1) des faits que tout le monde peut constater. 

L’auteur porte successivement un regard sur l’école, la famille, les métiers et l’économie. Dans tous ces domaines de la vie humaine, le constat alarmant, venant d’ailleurs aussi bien des gens pour que des gens contre, est le même : notre société souffre d’une incapacité « récente » à transmettre le patrimoine humain. Et le syndrome en cause dans les quatre domaines étudiés est identique, à savoir celui de la Liberté-Egalité-Fraternité.

2) des causes que tout le monde peut comprendre. 

Dans cette deuxième partie l’auteur cherche les causes morales, philosophiques, politiques, historiques et psychologiques de ce phénomène.

Les causes morales concernent la piété filiale. Transmettre un patrimoine exige des qualités aussi bien de celui qui donne, et il s’agira de la fidélité, que de celui qui reçoit, et il s’agira de la docilité. Les causes philosophiques et politiques seront étudiées à travers les concepts de révolution et de bien commun. La transmission d’un patrimoine dépend en effet de l’idée qu’on se fait du bien humain. Soit ce bien humain est complet et il englobe les biens spirituels, soit il est mutilé et il se borne aux biens matériels. Les causes historiques, elles, se limiteront principalement à une vue de la Révolution de 1789. Bien plus qu’une révolte, la grande révolution a prétendu changer la nature humaine, elle a voulu construire une civilisation fondée sur des principes « nouveaux ». C’est pourquoi après une phase nécessaire de destruction de « l’ancien » monde, elle a voulu reconstruire un monde « moderne » où la volonté humaine aura valeur de volonté divine. Le chapitre sur l’Être et le néant montrera le lien logique et mortifère qui existe entre d’une part l’impiété, l’ingratitude, le refus de se reconnaître débiteur, et d’autre part la fuite du réel, la négation de Dieu et la mort de l’intelligence par l’absurde.

Fort de ces aspects, on pourra juger sous son vrai jour la Liberté-Egalité-Fraternité, devise et syndrome qui caractérisent la civilisation moderne : il s’agit bien-là d’une divinisation de l’homme dans ce qu’il a de plus matériel et de plus déréglé. Après ce travail d’analyse, une synthèse montrera la dimension théologique du syndrome Liberté-Egalité-Fraternité qui méritera le qualificatif d’Idole des idoles.

Il restera ensuite à bien cerner son influence sur chaque homme, dans l’Eglise et dans la société. Un chapitre sur la laïcité manifestera pourquoi l’idole Liberté-Egalité-Fraternité, malgré le sentiment religieux de l’humanité, engendre nécessairement un monde sans Dieu. Le chapitre sur “les deux cités” nous montrera que la lutte inévitable entre ces deux mondes a ses racines dans une lutte interne entre l’esprit et la chair. Un chapitre montrera rapidement comment cette idole a, peu à peu, infesté l’Eglise elle-même en pénétrant le sanctuaire lors du concile Vatican II. Et enfin, « le culte des idoles étant le principe, la cause et la fin de tout mal », il restera à voir pourquoi le refus du divin entraîne la disparition même de l’humain ? Ou, autrement dit, pourquoi la modernité n’est en fait qu’une dissolution de la société humaine où la transmission de la vie, du savoir, du savoir-faire et de la prospérité est rendue de jour en jour plus difficile ?

3) des remèdes que tout le monde peut suivre.

Dans cette troisième partie, l’auteur expose les remèdes à cette tendance maladive et idolâtrique de l’homme qui se résument en fait à un seul : l’amour de la vérité. Le rédempteur du genre humain exposait lui-même ce double aspect médicinal de sa mission : « Je suis né et je suis venu au monde afin de rendre témoignage à la vérité » et « Je suis venu apporter le feu sur la terre et que veux-je, sinon qu’il s’allume ».

C’est dans cette vérité et cette charité qu’il faut puiser pour restaurer l’homme et la société dans leur vraie dignité. L’auteur illustrera cette réalité à travers plusieurs vies qui l’ont manifesté : Monsieur d’Elbée, Monsieur de Charette, Sainte Thérèse de Lisieux, Le colonel Jean Bastien-Thiry, Mgr Marcel Lefebvre, les Sailland d’Epinatz, Joseph Darnand, Garcia Moreno…

Outre ces 16 chapitres, de dix à vingt pages, l’ouvrage contient aussi de précieuses annexes, courtes, synthétiques et didactiques sur quelques notions ou événements capitaux : le 14 juillet, la guillotine, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, des deux Marseillaises, des Droits de l’Homme, de saint Pie X et des faux catholiques. »

Extraits :

« La Révolution n’est pas seulement un phénomène politique, elle est essentiellement et principalement un événement religieux !

Un premier regard chronologique nous l’enseignera déjà. La constitution politique n’est adoptée que le 13 septembre 1791, tandis que les principales lois religieuses sont déjà votées :

– confiscations des biens ecclésiastiques (2 novembre 1789),

– suppression des vœux monastiques (11 février 1790),

– la religion catholique cesse d’être celle de l’Etat (avril 1790),

– le vote de la constitution civile du clergé (12 juillet 1790),…

L’un des objectifs majeurs des révolutionnaires les plus passionnés était d’abattre l’autel. Tant que la monarchie ne s’opposait pas, ou s’opposait mollement à un tel projet, elle n’était ni dangereuse, ni maudite. Elle pouvait même constituer une caution pour les démolisseurs.

L’idée républicaine et plus encore l’élimination définitive du roi s’imposèrent à eux dès qu’ils furent certains que la foi de Louis XVI leur interdirait désormais toute complicité. On avait joué le trône contre l’autel, mais à partir du moment où le trône se faisait le soutien de l’autel, il était à détruire aussi.

En effet, fin mai 1792, le roi a de nouveau opposé son véto à une loi, encore plus antichrétienne et plus totalitaire que les précédentes. Cette loi du 27 mai stipulait la déportation hors du royaume et ainsi la dénaturalisation de force de tout prêtre réfractaire dénoncé par 20 citoyens, ou même un seul citoyen en cas de trouble, notion fort extensible !

Le roi a tenu tête personnellement, sans faillir à l’émeute qui, le 20 juin 1792, a envahi son palais pour l’obliger à renoncer à son véto. Il a confirmé fermement son opposition à la déportation des prêtres.

Maintenant la chose est claire. Le roi, redevenu ostensiblement le Très Chrétien, fait obstacle à l’essence antichrétienne de la Révolution et à la persécution ouverte. La Révolution doit donc rompre avec la Monarchie qui doit elle-même être détruite.

Elle le sera dès le 10 août. Puis ce sera la République (le 21 septembre 1792), puis l’exécution du Roi (21 janvier 1793). Une fois le dernier rempart du peuple chrétien assassiné, la persécution commencée se perfectionnera. »


« Le pouvoir absolu est un pouvoir indépendant des hommes sur lesquels il s’exerce.

Le pouvoir arbitraire est un pouvoir indépendant des lois en vertu desquelles il s’exerce.

Or l’article 3 de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 proclame :

« Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. »

Ce qui, remarquons-le, supprime en droit jusqu’à l’autorité paternelle. »


« Notre monde a quitté Dieu et il est triste. (…) Fuir, fuir à tout prix Dieu, fuir les biens et les devoirs spirituels, voilà les conséquences de l’acédie [l’un des 7 péchés capitaux].

Or il est impressionnant de voir combien nos sociétés souffrent de toutes ces manifestations :

– Le désespoir : on fuit Dieu, le but de nos vies. 11 000 suicides par an en France, 164 000 tentatives dont 40% chez les moins de 20 ans !

– La dépression : on fuit sa situation pénible, on se fatigue de servir, de lutter pour le vrai, le bon, on ne comprend plus la raison de notre vie souffrante (la France est le 1er consommateur de tranquillisants).

– La pusillanimité : on fuit l’effort, les biens difficiles. La chasteté, le mariage, la vie religieuse sont méprisés : divorce, concubinage. On ne veut plus se forcer à tenir la parole donnée, on a peur de s’engager. L’immaturité sexuelle de notre société est révélatrice de cette fuite : le mariage est dévalué, les charges qu’il impose sont refusées (fidélité conjugale, éducation des enfants), la licence sexuelle, faisant usage de pilules et autres techniques pour empêcher les conséquences de son acte, voudrait transformer l’amour en un jeu, sans responsabilité et sans risque.

– La négligence ou la torpeur : on fuit son devoir, les commandements. Soit paresse dans le travail, soit surmenage et activisme pour fuir son vide intérieur. On préfère vivre dans le rêve, dans un monde artificiel et superficiel pour fuir les exigences de la vie, car on refuse le combat sur soi-même et contre ses défauts.

– La rancœur ou l’amertume pour les hommes qui nous rappellent les biens spirituels : les déguisements d’homosexuels en religieuses, lors de leur triste défilé, en sont un signe.

– La malice ou la haine des biens spirituels en eux-mêmes : la facilité avec laquelle notre société tolère qu’on blasphème, qu’on ridiculise ou qu’on calomnie la vérité, le manifeste. Le mauvais roman pamphlétaire Da Vinci code, qui tente de détruire sans vergogne les vérités les mieux établies, même historiquement, en est un signe.

– Le vagabondage, l’instabilité intérieure : malaise dans les offices quotidiens, on fuit ses responsabilités pour traîner autour des choses défendues afin de compenser par des plaisirs le dégoût que l’on éprouve dans l’exécration de nos devoirs. On se livre à l’irrationalité, au caprice, on s’abandonne à ses passions pour n’obéir qu’à ses sens et son imagination.

Toutes ces dispositions puériles font ressembler l’acédiaque, comme le révolutionnaire, à un adolescent tiraillé par ses sens qui ne se pose qu’en s’opposant. Sa raison n’a jamais trouvé la maturité : reniement du passé, haine morbide de la tradition héritée, aveuglement devant les leçons présentes, vivant dans son caprice et dans ses songes, se projetant dans l’avenir, ayant la frénésie du virtuel et le délire du changement.

Toutes ces caractéristiques font donc penser psychologiquement à une crise permanente d’adolescence, mais elles sont en fait essentiellement et moralement les symptômes pathologiques de l’acédie. »


« En Révolution, il suffit d’un rien pour être « suspect ». Ainsi un prêtre fut tué le 21 janvier 1794 car on avait trouvé sur lui des signes de rébellion : il s’agissait d’images du Sacré-Cœur et du Cœur Immaculé de Marie.

Pour calomnier ses victimes, la Révolution possède une large liste de vocable : brigand, fanatique, ennemi du peuple, personne proférant des principes perfides, liberticides et anti-civiques, aristocrate enragé, vil esclave de la superstition, insurgé, rebelle, receleur de prêtres assermentés, assistant à des messes contre-révolutionnaires, conspirant contre la souveraineté du peuple français, induisant en erreur un peuple crédule sous les couleurs de l’hypocrisie, manifestant un refus opiniâtre d’obéir aux lois,…

Il est important de réaliser que cette machine de guerre principalement conçue contre les catholiques, est toujours et encore en usage. Tout le monde sait que pour les Juifs, le Christ n’est qu’un horrible blasphémateur, que pour les protestants, l’Eglise n’est qu’une imposture humaine, que pour les musulmans, les chrétiens ne sont que des « associateurs » qui devront choisir un jour entre l’Islam et la mort, comme le dit le Coran (sourate 38,2 et 98,6) et que pour les francs-maçons qui œuvrent ouvertement pour une humanité sans Dieu, la religion catholique est un danger.

Ces personnes peuvent donc dire tout le mal qu’ils pensent de la Tradition catholique et des 2000 ans d’héritage chrétien. Cela n’inquiète personne, c’est normal, c’est juste, c’est conforme à la liberté d’expression et aux droits de l’homme.

Mais si un catholique s’oppose à l’influence et à la prépondérance économique ou médiatique de certains Juifs, on le traitera au nom des principes de 1789 d’antisémite, de dangereux fabulateur, de diffamateur à pénaliser par décision de justice.

L’anti-judaïsme sera toujours un délit mais l’anti-christianisme jamais.

Quand le catholique réfutera l’hérésie protestante, on le traitera d’intolérant, quand le catholique luttera contre les projets de la franc-maçonnerie, on l’accusera de fasciste, de national-socialiste, de criminel contre l’humanité…

Quand on tourne en dérision les mœurs et la foi chrétiennes, le terrorisme intellectuel ambiant interdit aux catholiques toute tentative de légitime défense.

Quand un catholique voit avec angoisse l’invasion de l’islam, on le traite de raciste, alors qu’il n’y a là qu’un simple jugement de l’Histoire. L’Histoire, en effet, nous apprend que la splendide basilique Sainte-Sophie de Constantinople est devenue la splendide mosquée d’Istanbul ! L’Histoire nous apprend que l’Islam ne cherche pas à convertir mais à assujettir.

Est-ce un hasard si le mot assassin est apparu dans la langue française après la terreur que les Hashashins, disciples de Hassan al Sabbah, semaient au Moyen-Orient du XIè au XIIIè siècle, étant toujours près au suicide meurtrier pour terroriser les populations ? »


Le 14 juillet est une des merveilles de la propagande révolutionnaire : il n’y a jamais eu de prise de la Bastille par le peuple de Paris.

Devant les troubles et les émeutes qu’organisaient les comités révolutionnaires aidés de la canaille parisienne, le peuple, les bourgeois et les petites gens, eux, se barricadaient dans leur demeure attendant dans l’angoisse que le chaos cesse.

Il n’y a jamais eu de « prise », car les émeutiers sont entrés par la porte ouverte sur ordre du gouverneur de la prison, le Marquis de Launay. Il ne disposait que de 114 hommes pour défendre les lieux, dont 82 invalides et 32 suisses.

Devant ces milliers d’agitateurs, il ne voulut pas faire de boucherie en tirant au canon dessus. Le gouverneur offrit alors la reddition à condition qu’on respectât la vie de tous les habitants de la forteresse et que la garnison sortît avec les honneurs de la guerre.

Les insurgés acceptèrent, mais bientôt, ou oublia et les promesses et l’honneur. La meute se déchaîna, la foule massacrant la plupart des gens qui s’étaient rendus à elle sous le serment.

Le Marquis de Launay fut assassiné à coups d’épée et sa tête promenée à travers rues au bout d’une pique. Les chefs émeutiers étaient surtout des rôdeurs et des déserteurs à la recherche de munitions.

Cette prise de la Bastille servira d’exploitation politique : le peuple, dira-t-on, s’est libéré de l’absolutisme royal en prenant une prison royale ! Là encore mythe et mensonge : on libéra ce jour-là 7 prisonniers : 4 faussaires, 2 fous et 1 débauché qui était interné à la demande de sa famille. Il n’y avait aucun prisonnier politique.

Cette fête du 14 juillet est une infamie, car elle est la victoire du parjure, de la violence et de l’anarchie. Cette fête ne pourra jamais, sans déshonneur, être la fête d’une nation. Elle n’est qu’une fête révolutionnaire imposée par la force et le mensonge.


Pierre Brossat est condamné à mort par le tribunal révolutionnaire. Son crime est d’avoir jeté bas un arbre de la liberté le 7 décembre 1793 à Bitche.

Le 31 mars 1794, Michel Faure subira la même peine pour le même motif mais cela se passait à Clermont et de plus en commettant cet horrible forfait, il avait crié « Vive Louis XVII ! ».

Le 23 février 1794, dans la même région, Michel Morel, apprenti charon, et Aimable Pache, cultivateur, ont scié un arbre de la liberté, il seront tous les deux guillotinés.

Le 2 mai 1794, à Bédoin, commune à 15 km au nord-est de Carpentras, un arbre de la liberté fut jeté à terre. Comme aucune dénonciation de coupable ne vit le jour, Maignet déclara la population du village suspecte et si elle ne se ressaisissait pas, elle serait vouée à la destruction :

« Considérant que la justice ne saurait donner trop d’éclat à la vengeance nationale dans la punition du crime abominable qui s’est produit à Bédoin ; qu’une commune, qu’une pareille suspicion ne saurait exister sur le sol de la liberté : le pays qui a osé s’élever contre la volonté générale du peuple, méconnaître les décrets de la Convention, fouler aux pieds les lois qu’une nation s’est faites, renverser le signe auguste de la liberté, est un pays ennemi que le feu et la flamme doivent détruire. »

Le bourg fut cerné par le bataillon de l’Ardèche. Le 8 mai, le Tribunal criminel d’Avignon s’installa à Bédoin et la guillotine fur érigée sur la place publique. L’église fut transformée en prison pour y recevoir, entravés par des chaînes, 130 suspects.

Enfin, le 28, Le Tribunal se réunit en plein air « en présence du peuple et en face de l’Etre suprême » selon les termes du procès verbal, plus exactement sur la place où avait été arraché l’arbre symbolique.

63 personnes (55 hommes et 8 femmes) furent condamnés à la peine capitale. 16 parmi eux (dont 6 prêtres et 6 femmes) furent guillotinés sur place, les autres tombèrent sous les balles.

Les hommes étaient punis. Restaient les maisons. Maignet l’avait écrit à la Convention : « J’ai ordonné qu’une fois les exécutions faites, les flammes fassent disparaître jusqu’au nom de Bédoin. » La Convention s’empressa de ratifier la décision de son envoyé.


« Le matérialisme, l’esprit libertaire, l’égalitarisme sont des négations (ou au moins des omissions) des biens supérieurs et spirituels de l’âme. Dans les biens matériels, le refrain envieux est toujours le même : « Pourquoi pas moi ? » Tandis que dans les biens spirituels plus un homme en profite, plus il a envie par sagesse et amour d’en faire profiter l’autre comme on le constate chez un apôtre, un artiste, un savant, ou un sage… Alors le « pourquoi pas moi ? » fait place au « pourquoi pas toi ? », remarque finalement Gustave Thibon. »


« La science est incapable d’expliquer le monde, elle ne peut que le mesurer et le quantifier. La physique n’est pas la métaphysique. Rien n’est plus difficile que de pénétrer la réalité des choses dans toute leur profondeur : en face du moindre grain de sable, l’intelligence est renvoyée à la totalité de l’univers et à Dieu. De plus, le réel résiste à l’esprit et saisir sa nature intime est une œuvre de longue haleine où l’expérience a un rôle immense qu’il faut sans cesse raviver. Il n’en est pas de même des idées et des représentations mentales. Elles sont filles de la pensée, elles en sont les dociles servantes, elles se soumettent à ses desseins, à ses vœux, à ses projets sans rébellion.
Il est en effet facile de parler de progression même si la réalité est une régression, l’imagination peut se satisfaire de ressemblances superficielles et matérielles et conclure à des ressemblances essentielles et formelles. Mais il faut alors faire fi du monde réel qui inflige toujours, un jour ou l’autre, un désaveu cinglant aux élucubrations et aux théories imaginées par refus de soumission à la réalité. L’évolutionnisme est bien plus une fausse métaphysique qu’une fausse physique, bien plus le fruit d’une fausse philosophie que de la science. L’évolutionnisme s’épuise à expliquer qu’une matière existante, dont l’origine et le commencement sont inconnus et inexplicables, évoluant au gré du hasard, a produit non le chaos mais un univers ordonné et harmonieux. (…)
L’évolution est un vrai conte de fées pour adultes. La vie est mystérieuse. Le moindre être nous renvoie nécessairement à l’Être suprême. En refusant ce mystère, on se contraint à enseigner quantité de mystères tous plus absurdes les uns que les autres. L’évolutionnisme refusant la transcendance de l’être, incline à l’imposture scientifique. Il est impossible à un état de vie inférieur de se faire passer par lui-même à un état de vie supérieur. Par lui-même, le minéral ne peut évoluer en végétal qui un jour pourrait, par lui-même, évoluer en animal qui enfin évoluerait, par lui-même toujours, en être rationnel. Autant on peut admettre qu’un esprit puisse vivifier une matière, autant il est ridicule de prétendre qu’une matière puisse donner vie à un esprit, car on ne donne que ce que l’on a. (…)
L’évolutionnisme est donc une œuvre de l’esprit qui veut expliquer le monde sans création, sans Dieu. Le moi insoumis au Dieu réel s’est fabriqué un dieu imaginaire : la divine évolution ou l’impossible panthéisme. (…)
Et pourtant nos manuels scolaires enseignent cette fantaisie comme une certitude physique, tandis qu’ils taisent complètement l’existence d’un créateur comme certitude métaphysique. C’est le monde à l’envers. »


« Le débat a supplanté l’enseignement. Plus de hiérarchie des savoirs, tous les discours se valent et se confondent dans un désordre qui les place sur un pied d’égalité : l’animateur Jean-Pierre Foucault égale l’écrivain Jean-Baptiste Poquelin dixit Molière. On ne transmet plus, on dialogue. on ne réfléchit plus, on communique. L’information a détruit la transmission. Question de temps : la transmission implique lenteur et maturité, la communication, elle, est de l’ordre de l’instantané, de l’immédiat, et joue sur la réduction de l’espace. Question de réception surtout : la communication implique l’intégrité du récepteur, qui est l’égal de l’émetteur. La transmission opère une modification du récepteur, elle l’amène à quelque chose. (…) L’acte de transmettre est un acte de bâtisseur, contraire à l’idéologie démocratique. »


Présentation vidéo de l’auteur :

Tables des matières :

PROLOGUE

DES FAITS
De l’école ou De la transmission du savoir
De la famille ou De la transmission de la vie
Des métiers ou De la transmission du savoir-faire
De la société ou De la transmission de la prospérité

DES CAUSES
De la piété filiale et De l’impiété
Révolution et Bien commun
De la Révolution française
Dieu ou l’absurde, et L’Être ou le néant
De l’Idole des idoles
De la laïcité ou De l’humanité sans Dieu
Des deux Cités
De la Révolution dans l’Église
De la Messe Bâtarde
De la « dissociété »

DES REMÈDES
De l’Amour de la Vérité
« Dieu ne meurt pas ! »

ÉPILOGUE

ANNEXES :

1) Le 14 juillet
2) La guillotine
3) De la liberté
4) De l’Égalité
5) De la fraternité
6) Des deux marseillaises
7) Des Droits de l’Homme
8) Saint Pie X et les faux catholiques

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