L’intelligence en péril de mort – Marcel De Corte

Publié le Mis à jour le


Titre : L’intelligence en péril de mort

Auteur : Marcel De Corte

Date de sortie : 1969 (1ère édition); 1987 (2ème édition); 2017 (3ème édition)

Résumé / Quatrième de couverture :

Publié pour la première fois en 1969, L’Intelligence en péril de mort du philosophe catholique belge Marcel De Corte était épuisé depuis longtemps, bien que ce livre ait connu en 1987 une deuxième édition, revue par l’auteur. Vingt trois ans après la mort de Marcel de Corte, cette troisième édition démontre que l’analyse de l’auteur, à bien des égards prophétique, n’a pas perdu de son intérêt tant ce qu’il décrit correspond à notre société contemporaine.
Pour saisir la profonde mutation à laquelle sont soumis aujourd’hui l’homme et les sociétés, Marcel De Corte offre une analyse implacable, s’appuyant sur la philosophie classique et les lumières de la Révélation chrétienne, qui établit la généalogie des maux contemporains et indique des voies de redressement. Ce que Orwell et Huxley ont romancé, Marcel De Corte l’a prédit par le raisonnement et l’a analysé à l’aune de la Sagesse.

Marcel De Corte est né, en Belgique, en 1905 et est décédé en 1994. Philosophe, héritier de la grande tradition aristotélicienne, contemporain de Jacques Maritain et d’Étienne Gilson, de Gabriel Marcel et de Gustave Thibon, il a enseigné à l’Université de Liège jusqu’en 1975. Auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages de réflexions philosophiques, il s’est notamment intéressé aux évolutions sociales nées de la Révolution française et de la révolution industrielle, principalement sous l’aspect de la désintégration morale et sociale de l’homme contemporain. À ce titre, il a publié un nombre important d’études de philosophie économique encore très recherchées aujourd’hui. L’Intelligence en péril de mort constitue certainement le fleuron de sa production à destination du grand public.

Pourquoi lire ce livre ? / Commentaires :

Ce livre couronne l’œuvre féconde de Marcel De Corte. Trois thèmes en forment l’ossature : L’intellectuel et l’utopie, Le romantisme de la science, L’information déformante. Ce penseur puissant cloue au pilori les esprits faux qui, « s’enveloppant eux-mêmes dans les ombres de leurs propres ténèbres », inoculent à la société tout entière le venin le plus funeste et le plus corrupteur qui soit. Ainsi nous rend-il la joie du bien penser.

« Au début du siècle, dans un livre resté célèbre : « L’Avenir de l’intelligence », Charles Maurras mettait les Français en garde contre la Ploutocratie. Il y montrait que l’écrivain était alors presque toujours asservi au plus dégradant des despotismes, celui de l’Argent. Le professeur Marcel De Corte, qui doit beaucoup à Maurras, considère, lui, que l’intelligence est aujourd’hui menacée par l’Utopie, qui va du romantisme de la science à l’information déformante. » (Lectures Françaises, septembre 1969).

Fiche de lecture de Médias-Presse-Info :

« Marcel De Corte (1905-1994) est un philosophe belge aristotélicien. Professeur à l’Université de Liège jusqu’en 1975, il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages de réflexions philosophiques de haut niveau. Il a également rédigé de très nombreux articles pour des journaux catholiques et des revues contre-révolutionnaires, en Belgique et en France.

Cet ouvrage publié pour la première fois en 1969 s’inscrit dans la série de travaux que Marcel De Corte a consacrés à la crise de la civilisation contemporaine : Incarnation de l’hommePhilosophie des mœurs contemporainesEssai sur la fin d’une civilisationL’homme contre lui-même.

Au cours de cette longue méditation, le diagnostic de l’auteur s’est peu à peu précisé, approchant aussi près que possible de l’origine de cette étrange maladie qui affecte l’homme moderne et qui l’infecte à la jointure même de l’âme et du corps, là où il est spécifiquement homme.

L’homme contemporain, dévalant sa pente sous la poussée de l’homme du dix-huitième siècle et de la Révolution, a de plus en plus sacrifié son intelligence spéculative (qui s’efforce de correspondre à la réalité des choses) ainsi que son intelligence pratique (qui tente d’accorder les moyens qu’elle utilise, à la fin ultime d’une vie humaine, dont elle subit l’attraction) à son intelligence ouvrière, fabricatrice d’un monde, d’une société, d’un type d’homme artificiel.

Marcel De Corte considère que nous sommes au dernier stade de ce changement, de cette « mutation », mortelle comme le sont toutes les mutations biologiques illustrées par le mouton à cinq pattes, où les notions de vérité et de bien saisies par l’intelligence spéculative et par l’intelligence pratique sont immolées au profit de la volonté de puissance de l’homme, désormais aveugle intellectuellement et moralement, qui déploie son efficacité sur l’univers et sur le genre humain lui-même.

L’ignorance parfaite et l’immoralité absolue se révèlent dans le refus de la condition humaine. Armé de toutes les possibilités techniques de reniement et de construction d’un « monde nouveau » qui justifiera cette « mutation », l’homme tue en lui l’intelligence qui lui reproche inlassablement d’avoir franchi les bornes du réel. Nous sommes de plus en plus dans un monde d’artifices, dans une société utopique.

Marcel De Corte observe également que la solidarité entre le réalisme surnaturel de la foi et le réalisme naturel de l’intelligence humaine a duré deux millénaires environ et, avec diverses péripéties, a constitué l’axe du christianisme et le pivot de l’Eglise constituée en dépositaire et gardienne vigilante de la foi, de l’intelligence et des mœurs, avant d’être rompue par Vatican II.

Ce livre majeur étudie avec soin trois secteurs parmi les plus atteints de la société contemporaine : l’intelligentsia, la Science et les médias. Ce sont les forces qui travaillent le plus à la désintégration du monde et de l’homme de la civilisation traditionnelle ainsi qu’au pétrissage, au modelage du « monde nouveau » et de « l’homme nouveau ».

Un livre indispensable, parfaitement actuel au regard des artifices tels que la théorie du genre, le transhumanisme et autre nouvel ordre mondial. »

Extrait :

« L’intelligence s’est invertie. Au lieu de se conformer au réel, elle a voulu que le réel se conforme à ses injonctions. Mais comme il faut en l’occurrence violenter la nature pour arriver à cette fin, il a fallu que l’intelligence s’altère au point de se soumettre complètement aux puissances de l’imagination, seule faculté capable en nous de construire un autre monde qui supplanterait le monde réel et qui, étant l’œuvre de l’homme, serait totalement soumis à l’homme. »

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