À quoi sert l’Histoire ? – Hannibal

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Titre : À quoi sert l’Histoire ?

Auteur : Hannibal (Pseudo de Martin Peltier)

Date de sortie : 2009

Résumé / Quatrième de couverture :

De Gaulle a dit : « On ne fait pas l’histoire avec des vérités mais avec une ambition. » Depuis la Grèce antique deux histoires cohabitent : l’une s’efforce de ressembler à une science, l’autre est une action. C’est l’histoire-action qui remplit la tête des gens, par tous les moyens de communication.
Or l’histoire juge. Elle forme notre morale, prescrit certains comportements, en proscrit d’autres. Il est donc capital de savoir qui écrit l’histoire à l’usage du peuple, et dans quel dessein.
Le sort des Juifs pendant la seconde guerre mondiale, loin d’être un détail de l’histoire, en est devenu le cœur. Hannibal analyse ce phénomène sans complaisance. Une indispensable introduction à notre nouvelle mentalité occidentale.

L’auteur : Hannibal le Carthaginois étudia Rome afin de la vaincre. Sous ce pseudonyme se cache un journaliste connu de la grande presse. Il observe les dessous de l’empire du bien et les ressorts de sa puissance.

Pourquoi lire ce livre ? / Commentaires :

 

Fiche de lecture de Valentin Barnay :

L’Histoire-action aux mains de la Pensée unique

« QUI désigne l’ami et l’ennemi ? Et, question subsidiaire importante, par quel biais cette fondamentale dialectique est-elle imposée moralement, spirituellement, politiquement et juridiquement au peuple de moutons qui nous entoure par le pouvoir politique qui nous écrase ? Les principes démo-libéraux, assénés par les usurpateurs présents au sommet de l’Etat, des gros media et des universités, sont diffusés d’une manière savante, en concomitance avec le développement d’une mythologie taillée sur mesures par des agents systémiques et une myriade de tâcherons.

Car le meilleur moyen de légitimer cette désignation démonologique en présentant l’ennemi comme un véritable ennemi universel réside dans la trituration minutieuse de l’Histoire-science, en définitive, dans l’Histoire-action mythifiée. Un instrument apte à noircir un camp en particulier et à innocenter celui détenant les rênes du pouvoir. Et comme le démontre avec excellence l’anonyme masqué sous le pseudonyme d’Hannibal dans un essai remarquable, A quoi sert l’Histoire ?, l’utilisation de Clio à des fins politiques est vieille comme l’Antique. Hérodote, Thucydide et Suétone pratiquaient déjà en leur temps l’histoire-action en insufflant dans leurs récits jugements moraux et politiques.

Il est toutefois certain que l’empire médiatique d’aujourd’hui (“l’hyperconductivité” de la médiasphère) propose aux historiens stipendiés ou monomaniaques un moyen autrement plus radical de pervertir la vérité à son profit. Le lecteur se demande ainsi jusqu’à la moitié de cet ouvrage pourquoi l’auteur se cache derrière ce pseudo d’Hannibal pour disserter aussi brillamment sur le sujet. Non parce que la deuxième partie du texte se révèle médiocre, bien au contraire, mais parce que notre journaliste masqué prend le parti d’étudier l’exploitation du tabou absolu, le tabou des tabous, la religion qu’il est interdit de blasphémer, la chose « que l’on appelle la Shoah » – « Il ne faut pas demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu. Tel est le point obligé de toute enquête historique sur ce sujet. Cette vérité, il nous appartenait de la rappeler simplement : il n’y a pas, il ne peut y avoir de débat sur l’existence des chambres à gaz » – texte immortel signé en 1979 en riposte à Robert Faurisson par les 34 historiens les plus “réputés” de l’Hexagone.

Après quelques précautions d’usage, Hannibal entre dans le vif d’un sujet qu’il maîtrise parfaitement, et décortique paragraphe après paragraphe la mécanique mise en place progressivement et empiriquement par ceux que les révisionnistes qualifient d’exterminationnistes. Il présente ainsi une synthèse remarquable de cette récente industrie mémorielle qui a pu émerger en France en particulier en raison de l’érosion profonde de la dichotomie collabo/“résistants” qui paraît décisive à la fin des années 1970 du fait notamment, dix ans auparavant, de la grâce partielle à Paul Touvier par Georges Pompidou au nom de la réconciliation nationale… Le vide mythologique laissé par cette relative disparition fut rapidement comblé par une nouvelle Histoire-action, l’Holocauste.

Une thématique en premier lieu exploitée à outrance par l’entité sioniste et d’une manière fulgurante après la guerre des Six Jours (1967) et surtout celle, beaucoup moins glorieuse, dite du Kippour (1973), d’abord aux Etats-Unis, puis en Europe. L’unicité du crime devait devenir indiscutable afin de sanctuariser d’un point de vue moral aux yeux de l’Occident la nation israélienne. Alors les témoignages abondèrent, les documentaires et les films se multiplièrent, la propagande scolaire s’intensifia. Dans un monde où la décolonisation apparaissait comme un phénomène respectant le sens de l’Histoire, le nouveau territoire juif pouvait être le seul à s’enorgueillir de naviguer à son contre-sens, bonnes consciences flottant aux vents. Néanmoins, l’historiographie de la Shoah n’était déjà plus l’outil de la seule entité. « Sans la Shoah, écrit ainsi Hannibal, l’horreur communiste est incomparablement plus massive et durable que l’horreur nazie. Sans la Shoah, le Goulag, le Laogaï chinois, les camps vietnamiens et cambodgiens dépassent les camps allemands. » Même à partir du moment où l’Union Soviétique devenait l’ennemi militaire d’Israël, jamais le Kremlin n’a écorné le récit officiel né de Nuremberg. « Parce que Moscou en tirait trop de bénéfice, le crime absolu exonérait l’URSS de ses propres crimes. » Les communistes comprirent rapidement qu’à l’aune de l’extermination, l’étiquette d’antisémite devenait foudroyante, un stigmate indélébile. Aussi confectionnèrent-ils différents slogans qui étaient autant d’anathèmes destinés à discréditer tel ou tel mouvement politique, telle ou telle personnalité et finissaient-ils par, établir quelques équations subliminales : patriote = réac = fâcho = nazi = Hitler = Shoah = crime absolu. Ainsi était née la fameuse reductio ad hitlerum mise en lumière par le regretté Julien Freund. Certaines révisions ont donc dû être accomplies afin d’asseoir cette série d’équations sur l’Histoire. La première consista à substituer l’explication fonctionnaliste à l’explication intentionnaliste. Cette dernière prétendait en effet expliquer la Shoah par la volonté originelle des nazis d’exterminer le peuple juif. Ce paradigme devenait ainsi inefficace dans la dénonciation systématique des mouvances nationalistes et antisémites occidentales puisqu’il postulait la pure singularité de l’horrible nazisme. Alors on développa une nouvelle thèse avec Arendt et son « Cas Eichmann » notamment : celui de l’homme ordinaire apparemment civilisé, mais mal éduqué car nationaliste et imperméable aux sentiments démo-libéraux. Par on ne sait quel lugubre déterminisme, l’antisémite ordinaire, le nationaliste, voire le vulgaire patriote, seraient programmés, à terme, pour commettre le crime le plus abject. Il résulte de cette théorie unanimement admise par les acteurs du gros media la nécessité de supprimer toutes les racines identitaires du « mâle blanc », la nation et la langue en premier lieu, afin de prévenir l’indicible. En réalité, le dogme fonctionnaliste sert expressément l’élaboration de la gouvernance mondiale qui est un phénomène actif (désiré par une élite déterminée) et non un projet improvisé à vocation défensive (qui serait mis en place par la peur du nationalisme “sanguinaire”…) : l’Holocauste est ainsi un instrument facilitant grandement l’institution du village global mais également le pilier moral du “nouveau” système politique. Il est, littéralement, une religion. « Une mondialisation harmonieuse demande un seul dieu pour toutes les cités, affirme Hannibal, mais un dieu qu’elles puissent accepter, et dont les prêtres de toutes les cités puissent profiter. Il était donc nécessaire de remanier à leur intention le mythe du crime unique. » Bref, l’Histoire-action dans toute sa splendeur ! »

Valentin BARNAY

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