La Renaissance, cette imposture – Alain Pascal

Publié le Mis à jour le


La Renaissance, cette imposture - Alain Pascal

Titre : La Renaissance, cette imposture – La guerre des gnoses, tome 3

Auteur : Alain Pascal

Date de sortie : 2006

Résumé / Quatrième de couverture :

Il n’y a pas de Moyen Age, donc pas de Renaissance.

Après avoir rappelé que la culture de l’Antiquité païenne avait toujours été connue en Occident avant 1453, date officielle de la Renaissance, Alain Pascal montre qu’il n’y a pas une mais deux formes de renaissance, l’une chrétienne qui est principalement artistique, et l’autre anti-chrétienne qui est gnostique et kabbalistique.

Cette seconde renaissance, qui est à proprement parler « la » Renaissance (avec un grand R), est une imposture car elle est une « seconde naissance » de la gnose née de la compromission de l’ésotérisme juif avec l’ésotérisme égyptien. En effet, ce mouvement ne fait pas revenir la culture d’Athènes, mais celle d’Alexandrie, la culture hellénistique qui avait soumis le passé païen occidental à l’ésotérisme oriental.

Si donc elle influence l’art, la Renaissance n’est pas artistique, mais « religieuse » et doit être inscrite dans la Guerre des gnoses qui sous-tend l’Histoire depuis la Révolution chrétienne. Tel est bien sûr le thème principal de ce livre qui s’inscrit comme le troisième volet de cette Guerre des gnoses qui commençait par La pré-Kabbale et se poursuivait dans Islam et Kabbale contre l’Occident chrétien.

Gnostique et kabbalistique, la Renaissance marque une rupture et une régression dans la civilisation de l’Occident chrétien, et l’auteur en tire la conséquence sur l’Humanisme, mais également sur la philosophie des droits de l’homme qui descend de cet Humanisme.

Comme dans ses précédents ouvrages, Alain Pascal scrute l’histoire secrète de la Renaissance non pour elle-même, mais en fonction de l’actualité. L’imposture de la Renaissance est actuelle puisque nous vivons les Temps modernes. En s’attaquant à la Renaissance, ou plus exactement à son mythe, l’auteur vise à l’évidence notre époque, dont le moins que l’on puisse dire est qu’il n’en partage pas les « valeurs » ni le conformisme.

Pourquoi lire ce livre ? / Commentaires :

« Loin d’être ce que nous dit « l’histoire officielle », la Renaissance ne fut qu’une étape inscrite dans la guerre des gnoses destinée à détruire la civilisation de l’Occident chrétien. »

Fiche de lecture de Jean d’Omiac dans l’Action Française 2000 n°2731 :

« La société moderne est fondée sur le mensonge et la falsification de l’Histoire. Pour asseoir un pouvoir usurpé et fondé sur des principes démoniaques, sa propagande tente de salir tout ce qui précède ou s’oppose à la Révolution. C’est pourquoi l’ouvrage d’Alain Pascal La Renaissance, cette imposture, troisième tome de son ambitieux projet intitulé La guerre des gnoses, peut être considéré, sans exagération, comme un ouvrage majeur.

Le point de départ de cette oeuvre polémique est d’une implacable logique. Puisque Jacques Heers, dans son ouvrage Le Moyen-Âge cette imposture, a démontré que le “Moyen-Âge” n’existait pas, car l’héritage culturel antique n’a jamais été perdu pendant les temps féodaux, on doit en conclure que la “Renaissance” n’existe pas non plus. On ne peut redécouvrir ce qui n’est pas perdu, ressusciter ce qui n’est pas mort.

La seule chose que la prétendue Renaissance ait effectivement redécouvert et réanimé, c’est une religiosité païenne, panthéiste et opposée à l’ascèse, que le christianisme avait heureusement supplantée. L’”Humanisme” renaissant, loin d’être un progrès, est une régression vers le paganisme, et par conséquent l’inhumanité. Il n’est bien sûr pas fortuit que la date que l’on donne pour marquer le début de la Renaissance, 1453, soit celle de la chute de l’Empire chrétien d’Orient sous le joug ottoman.

L’”histoire officielle” n’exalte la Renaissance que parce qu’elle est antichrétienne et ainsi source de la modernité. « Nous attaquons la Renaissance, écrit l’auteur, ou plus exactement le mythe de la Renaissance, parce que ce mythe ouvre les Temps modernes, lesquels sont les temps du plus grand échec de l’homme depuis le début de l’Histoire […] ».

Tout comme les grands penseurs contre-révolutionnaires, Alain Pascal insiste sur le lien entre Renaissance, Réforme et Révolution, symptômes d’une même « philosophie moderne » refusant le concept d’autorité au nom d’une auto-divinisation de l’homme. Cette promesse d’une divinisation sans Dieu n’est autre que le mensonge qui a entraîné la chute de nos premiers parents, à qui Satan a dit : « Vous serez comme des dieux ». Cela explique que les idées modernes d’affranchissement et de liberté individuelle n’aboutissent qu’a l’esclavage spirituel et social. C’est donc pour défendre la véritable liberté et la véritable civilisation que l’on doit dénoncer l’imposture de la “Renaissance” et de l’”Humanisme”.

Ainsi Alain Pascal se veut-il « antimoderne parce que la finalité de la Révolution n’est pas la liberté ni le progrès comme on veut le faire croire, mais la soumission de l’humanité, et que celle-ci passe par la mort de la civilisation occidentale, la seule qui ait offert la liberté parce que sa tradition était le christianisme. »

C’est ce qui l’entraîne à affirmer que la modernité s’oppose avant tout à la Tradition chrétienne par ses présupposés religieux. Le christianisme traditionnel révèle la Création ex nihilo du monde par le Dieu trinitaire transcendant. Ce qui suppose à la fois la liberté de l’homme et la possibilité de l’existence du mal. Or, tous les systèmes modernes, qu’il désigne sous l’appellation générale de “gnostiques”, sont des monismes, c’est-à-dire des conceptions ne reconnaissant qu’un seul principe : la matière ou l’esprit. Quelle que soit la version de ce monisme, il aboutit à un panthéisme, donc à un athéisme, car la transcendance divine est niée. Et il aboutit surtout à une négation de la valeur de la personne humaine, qui n’est plus un être unique, créé à l’image de Dieu, mais une partie du grand Tout, à la fois interchangeable et supprimable à volonté.

La barbarie sacrificielle moderne n’est que la conséquence d’une fausse anthropologie, fondée sur une fausse philosophie, « irrationnelle » dans le plein sens du terme, car refusant l’Incarnation du Verbe pour le salut du monde.

La lecture de cet ouvrage, qui combat toutes les idées reçues concernant les premiers grands “humanistes” comme Erasme, Ficin ou Boccace, sera donc salutaire à tout traditionaliste, en ce qu’il retrace la généalogie des mensonges contemporains, et participe à une redécouverte de l’histoire véritable, défigurée par la désinformation démocratique. »

Extrait :

« L’Humanisme est incompatible avec la tradition chrétienne.

En tant que traditionaliste chrétien, nous sommes anti-Humaniste évidemment, parce que l’Humanisme ne respecte pas la Parole de Dieu, telle que nous la connaissons depuis la Genèse.
La Genèse est la première Révélation de Dieu et elle le concerne Lui-même. Dieu se montre comme un Être surnaturel qui est le Créateur de l’Univers (qu’Il crée à partir de « rien », et donc l’Être de l’univers n’est pas l’Être de Dieu…)
Puis, Dieu crée l’homme et lui donne un rôle privilégié au centre de la Création, mais en fixant une limite, un seuil infranchissable, le « fruit défendu », la connaissance du Bien et du Mal. « Mange ce fruit et tu seras un dieu », dit le serpent ; si tu manges le fruit, ce sera la « chute », prévient le Créateur.
Peu importe que l’on croie ou non en la Genèse, telle est la parole du Dieu de la Bible, qui est respectée par une seule religion, le christianisme, qui est la seule à perpétuer l’ontologie de la Genèse.

Si l’on suit la Genèse, l’homme n’acquiert pas sa connaissance contre la volonté de Dieu. L’homme est la plus belle créature de Dieu, mais, en tant que créature, il ne peut pas être l’égal du Créateur.
Or l’Humanisme est une véritable « religion » de l’homme; il ramène tout à la mesure de l’Homme qui est pris comme une fin en lui-même à la place de Dieu.
Plus encore, l’Humanisme est un acte de foi – si l’on peut dire – en une nature humaine qui est présumée bonne, par opposition à un Dieu qui est accusé d’être la source du mal.
La croyance en la bonté naturelle de l’homme – pleine d’avenir puisqu’elle est à l’origine de l’ère démocratique – n’a pas de fondement rationnel, car rien n’établit que la nature humaine soit bonne, mais est à notre avis un a priori qui résulte de la seule volonté d’inversion des valeurs chrétiennes.
L’orthodoxie chrétienne explique le mal en l’homme par le péché originel et dit que Dieu incarne le Fils pour la Rédemption, l’Humanisme prétend le contraire de l’orthodoxie chrétienne. La démarche eschatologique est inversée. Ce n’est plus Dieu qui offre la Rédemption à l’homme, mais l’Homme qui se substitue à un Dieu qui est considéré comme mauvais. »


« Dans le catholicisme, le mystère est transféré du créé à l’incréé. Ce qui dépasse la raison humaine est transféré au transcendant. C’est ce qui permet la raison humaine.
Il faut que le Père incarne le Fils pour que l’homme ait une raison qui lui permette d’étudier la nature. La nature n’est plus le corps de Dieu parce que le père est transcendant, « les choses cachées depuis la fondation du monde » sont révélées par le Fils, si bien que l’homme peut étudier le créé sans peur.
Par la Trinité, et la Trinité seule, la magie est écartée de la Science.

La magie est la forme primitive de la Science, mais celle-ci n’est véritablement devenue objective donc rationnelle qu’avec l’abandon de la magie, c’est-à-dire lorsque la métaphysique du christianisme a délivré la nature de ses mystères en distinguant l’Être créé et l’Être créateur.
Seul à respecter la métaphysique du dualisme de l’Être de la bible, le dogme catholique est le seul à être rationnel parce qu’il est le seul à exclure toute magie. Le christianisme est l’unique religion à libérer l’homme de la croyance magique archaïque parce que l’unique à exclure la magie de toute idée religieuse.
Le rejet de la magie est donc un des fondements de l’Occident chrétien au même titre que la métaphysique du dualisme de l’Être, et par suite le retour de la magie constitue à l’égard de l’Occident chrétien une menace de mort au même titre que celui d’une métaphysique moniste. Et comme ces deux « éternels retours » ne vont pas l’un sans l’autre, il n’y a pas d’alternative…

En un mot, dès lors que le rationalisme moderne est une inversion du rationalisme scolastique, il est impossible métaphysiquement qu’il ait accès à la Raison. »


« Niant à son tour la Vérité révélée par le Fils, l’Homme de la Renaissance à commis le péché originel, puis à affirmé que l’individu était source de vérité. Le critère du rationnel et du réel a été transféré de la Tradition (la transmission de la Vérité) à l’individu. Depuis la Renaissance, le réel n’est plus donné par Dieu (un objet de Science) mais se limite à ce qui est perçu et vérifiable par l’individu (un subjectivisme limité à l’apparence et à l’intellect).
En un mot, l’épistémologie est passée du réalisme et du rationalisme scolastique à la double hérésie condamnée dès le XIème siècle par la tradition chrétienne, le nominalisme et l’empirisme, deux hérésies gnostiques et orientales qui sont ainsi résurgentes et victorieuses par la faute de la Renaissance. »

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