L’Histoire assassinée – Jacques Heers

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L'Histoire assassinée - Jacques Heers

Titre : L’Histoire assassinée – Les pièges de la mémoire

Auteur : Jacques Heers

Date de sortie : 2006

Résumé / Quatrième de couverture :

Depuis Jules Ferry, l’histoire est la principale arme d’assaut de propagande de l’État. Par les manuels et les leçons, l’école républicaine n’a cessé de truquer et de tronquer ce que l’honnête citoyen pouvait écrire. La mise en condition et le « formatage » du citoyen se poursuivent tout au long de sa vie par le commun des journaux, les romans et les images, les célébrations nationales, les émissions télévisées, les directives et les interdits.
Ces tout derniers temps, l’État veut, en France, soumettre la démarche historique à une étroite surveillance et laisse de moins en moins de liberté aux centres de recherche qui n’ont même plus le loisir de choisir en toute indépendance leurs sujets d’enquête et leurs programmes.
L’Histoire s’est dévoyée. Elle se dit « science humaine » mais n’étudie souvent que des catégories, des classes et ordres, des conditions sociales où l’individu paraît effacé, inexistant, soumis à la géographie, à l’évolution des techniques, à l’économie ou même au « sens de l’Histoire ». Elle édicte des règles qui ne souffrent ni exceptions ni contradictions.
Du Moyen Âge à nos jours, Jacques Heers dresse ici un inventaire des manipulations de l’Histoire.

Agrégé d’histoire, Jacques Heers a été professeur aux facultés des lettres et aux universités d’Aix-en-Provence, d’Alger, de Caen, de Rouen, de Paris X-Nanterre et de la Sorbonne (Paris IV), directeur du Département d’études médiévales de Paris-Sorbonne. Il a publié dernièrement Les négriers en terre d’islam.

Pourquoi lire ce livre ? / Commentaires :

Un inventaire des manipulations de l’Histoire, par le grand médiéviste Jacques Heers. Une vigoureuse dénonciation de l’étroite surveillance exercée par l’Etat sur la démarche historique, mais aussi de « la trahison des clercs ».

« Qu’il est bon et encourageant qu’un tel ponte prenne la parole pour dénoncer les vilenies de nos gouvernants. Agrégé d’histoire, enseignant à la Sorbonne, Jacques Heers est un officiel : il a toujours combattu les historiens de pacotille, notamment en défendant le Moyen-Age de toutes les aberrations qu’on pouvait entendre sur cette période. Le professeur fait un bilan de « compétence », toute son expérience au service de la vérité : c’est un 20/20. »

« A L’heure où l’on érige des juges en maîtres de l’histoire et où ce sont donc des tribunaux qui font l’histoire, ce livre enfonce le clou pour dénoncer la grande supercherie d’une histoire officielle imposée. Il dénonce le mythe de la liberté de recherche et remet bien des pendules à l’heure. Oui, l’Histoire est assassinée. Oui, l’Histoire est soumise au domaine du politiquement correct. D’aucuns trouveront dans cet ouvrage bien des réponses aux questions qu’ils se sont posées. »

Avis d’un lecteur :

« Voilà un ouvrage qui remet en cause beaucoup d’idées reçues et dévoile les coulisses pas toujours très reluisantes du métier d’historien.

La rigueur est, en effet, loin d’être toujours de mise en Histoire, nous démontre l’auteur. Les statistiques se trouvent souvent analysées un peu trop à la légère, sans toujours bien tenir compte des réalités et à partir d’indicateurs de mesure souvent erronés. De même, les chiffres obtenus de sources souvent, de fait, très limitées et bien localisées (abbayes ou monastères, par exemple pour certaines époques) sont dangereusement extrapolées, menant à des conclusions parfois parfaitement excessives, voire elles aussi erronées. Et ce, alors même que bon nombre de chercheurs, sinon la plupart, ne vérifient jamais les sources et se contentent généralement de reproduire celles d’un chercheur plus ancien dont jamais personne n’a remis en cause la validité. De quoi douter de beaucoup de faits et d’interprétations historiques que l’on pouvait avoir tenu pour admises jusque-là.

L’auteur s’intéresse ensuite à l’arbitraire dans l’enseignement de l’Histoire, le qualifiant de véritable « arme de propagande ». Les falsifications d’épisodes entiers de l’Histoire, l’arbitraire des dénominations des grandes périodes, les personnages érigés en héros tandis que d’autres le sont en traîtres, le « culte du progrès » et autres forfaitures conduisent à enseigner une « Histoire citoyenne » pleine de clichés et de jugements à l’emporte-pièce non exempts d’effets de mode et de simplifications abusives.

On savait que l’Histoire avait beaucoup souffert de l’idéologie de la lutte des classes ou autres modes comme celle actuelle des grands mouvements de repentance. Mais on espérait qu’une nouvelle génération de chercheurs oeuvrait à rebâtir une science exempte de ces vices. Malheureusement, ceux-là ne doivent pas être légion.

En effet, l’apothéose est atteinte au dernier chapitre, lorsque l’auteur révèle la réalité des contraintes qui pèsent sur les chercheurs, la complexité des procédures à suivre, la dérive quantitative des séminaires et publications à produire pour justifier de son activité, ainsi que les multiples tracasseries administratives, quand ce n’est pas le manque de liberté sur le choix même du sujet, qui font parler à l’auteur de « recherche sacrifiée », l’Histoire n’étant plus qu’une Histoire « à la botte », à la manière de celle d’un « Etat totalitaire »…

Un ouvrage de réflexion très utile, qui vous fera voir l’Histoire d’un autre oeil. »

Fiche de lecture de Georges Laffly :

« Le but de l’histoire est de dire la vérité sur le passé. Ce n’est pas si facile, et le livre de Jacques Heers, L’histoire assassinée, énumère avec rigueur la série d’obstacles qui s’y opposent.

Pour commencer, les documents et les témoins du moment ne sont pas fiables. Dès que l’on remonte un peu loin, les archives qui restent sont amputées de ce que les incendies, les inondations, les souris ont dévoré. Sans parler des documents détruits par les autorités. Les témoins laissent d’abondants mémoires, où ils pensent à se justifier plus qu’à exposer la vérité. On connaît le mot du maréchal Pétain : « Ecrire mes mémoires, pourquoi ? Je n’ai rien à cacher. » Les mémoires de Montluc, de Retz, de Saint-Simon sont des chefs d’oeuvre, souvent peu fiables. Ne parlons pas des souvenirs sur la Seconde Guerre mondiale. L’imposture s’y étale. Simone Weil disait de la justice : « cette fugitive du camp des vainqueurs ». La vérité aussi en est chassée.

Notez que les historiens ne sont pas à l’abri de reproches, eux qui expliquent tout et estiment avoir tout compris. Retz remarque : « Ne doit-on pas admirer l’insolence des historiens vulgaires, qui croiraient se faire tort s’ils laissaient un seul événement dans leurs ouvrages dont ils ne démêlassent pas tous les ressorts, qu’ils montent et qu’ils relâchent presque toujours sur des cadrans de collège ? » Pour ma part, je suis frappé de l’insuffisance de certains biographes, bien évidemment dépassés par la hauteur et le génie de leur sujet. Il y a aussi l’incapacité des étrangers à sentir l’esprit d’un pays, d’une époque. Paxton ne comprend rien à la France de 1940 à 1944, Morand le dit très bien dans son Journal. Mais Paxton fait autorité, maintenant que nous sommes intellectuellement colonisés.

Autre cause d’erreur : la routine. Des erreurs dénoncées depuis longtemps sont reprises, de génération en génération. Paresse. Respect de l’opinion établie. J. Heers note que les moines furent, il est vrai, de grands défricheurs, mais qu’il ne faut pas oublier les petits propriétaires qui empiétaient sournoisement sur la forêt du seigneur. Ils n’avaient pas intérêt à faire enregistrer leurs larcins. De même les premiers groupements “communaux” pour limiter les droits féodaux furent le fait de ruraux. Dans les villes, les libertés communales furent souvent le résultat de luttes internes entre deux partis, d’ailleurs également menés par des aristocrates. En France, ce sont les rois capétiens qui ont construit les hôtels de ville (en conclusion de ces luttes), et en Flandre, le comte de Flandre.

Sur les Croisades, les caricatures ne manquent pas. Non, les Croisés n’allaient pas au Levant pour s’y tailler des fiefs. Ils abandonnaient au contraire leurs domaines. Et ce n’était pas pour les “épices” : Heers rappelle que la marchandise la plus recherchée était la soie. A poids égal, elle valait douze fois plus que le poivre. Il y eut bon nombre de mariages entre “poulains” (la deuxième génération de Croisés) et filles du pays : c’est qu’il y avait au Levant encore de fortes minorités chrétiennes, Arméniens, Arabes, etc. Et en somme, il y eut des Croisades pour pouvoir prier en paix à Jérusalem et à Bethléem. Cela avait été longtemps possible, mais, depuis le milieu du XIe siècle, le pouvoir seljoukide l’empêchait. D’où ces guerres.

LES LÉGENDES

J. Heers s’en prend avec humeur à une autre routine, celle des légendes reçues. Il va un peu fort, quelquefois. Il écrit : « On ne sait qui a découvert Vercingétorix parmi tant de chefs de bandes plus ou moins obscurs ou légendaires. » Mais il sait très bien que cela vient de la place tenue par Vercingétorix dans les Commentaires de César. Heers place cet exemple dans la catégorie de la propagande, qui tient une grande place dans l’histoire enseignée à partir de la IIIe République. Reconnaissons que ces faits “légendaires” donnaient à l’enfant une image attachante du passé français : le chevalier d’Assas, et son cri « A moi Auvergne, voilà l’ennemi », ou saint Louis sous son chêne de justice – à quoi je ne vois rien de sulpicien – et il y avait aussi Jeanne Hachette et le Grand Ferré, pour que Jeanne d’Arc ne soit pas toute seule. Et Bayard, dont J. Heers dit « peut-être sans peur et sans reproche », mais c’est déjà dans Brantôme, comme d’ailleurs le panache d’Henri IV. Je ne vois là rien d’insultant pour la vérité, mais évidemment je ne suis pas historien. Reste que la Ve a fait pis, en supprimant toute connaissance de notre passé si l’on excepte la Révolution de 1789, la Commune de 1871 et la Libération, détachant ainsi les jeunes Français de leur patrie, dont il est vrai on ressasse la série ininterrompue de crimes. L’école et la télévision s’y emploient. Les films aussi : la monarchie est haïssable et ridicule. Voyez Que la fête commence, La Reine Margot et Ridicule, titre qui dit tout.

Enfin, comme cause capitale d’erreur, il y a l’idéologie. La foi dans le progrès technique fait qu’on y voit la vraie cause des grandes découvertes. Mais, dit Heers, on ne sait exactement ce qu’était une caravelle : dire que Colomb leur doit sa découverte est arbitraire. Le marxisme, ensuite, nous a valu, dans la lignée des Annales (grande école historique) et avec la puissance communiste dans l’Université à partir de 1945 (voir les dociles : Le Goff, Duby, F. Furet et autres) toute une série de travaux sur la lutte des classes à travers les âges, et l’analyse économique ou démographique, bref une histoire quantitative, qu’on disait la seule vraie. L’ennui, c’est les documents. Pour la lutte des classes, on oublie que dès le XIVe siècle, nombre de marchands achètent des fiefs, et encaissent les droits féodaux (moins lourds d’ailleurs que la fiscalité royale). C’est le cas du grand-père de Montaigne. Pour l’économie, on oublie les variations des monnaies, on feint de croire que “grain” et “blé” désignent toujours le froment. Pour calculer les exportations de vins de Bordeaux en Angleterre, on hésite : les tonneaux contenaient-ils 220 ou 900 litres ? De même en démographie. On s’entend pour fixer le nombre d’habitants d’un “feu” entre 3,4 et 4. Or, il y a des “feux” de 5, de 8, et même de 25 habitants. Tous les calculs par terre. N’oublions pas ceux qui se fondent pour évaluer les revenus sur les déclarations fiscales (à peu près les seuls registres subsistants) comme si ces déclarations n’étaient pas les plus fréquemment faussées.

Dernière manifestation de l’idéologie : nous devons tout à l’islam. Oubliant que l’islam lui-même doit tout à l’héritage grec, au persan et à l’hindou (le zéro vient de l’Inde). Oubliant aussi que les relations avec Constantinople ne cessaient pas, que de Ravenne à la Sicile, une part de l’Italie fut longtemps byzantine, et que ces voies naturelles étaient plus sûres que les traductions arabes d’Aristote ou d’Hippocrate, faites à partir de versions syriaques (araméennes) des textes grecs. Et les savants du monde islamique étaient souvent chrétiens, juifs, ou persans. Quant à l’heureux temps des « trois cultures » en Espagne, autre imposture. Les persécutions antichrétiennes et antijuives étaient bien réelles, et la méfiance, la haine, contre toute culture non-coranique, avec destruction des livres impies.

Jacques Heers termine son livre par un exposé des règlements et interventions étatiques qui limitent la liberté de recherche, et contribuent à la vaste opération de censure qui caractérise notre temps. La vérité historique semble l’ennemie de nos dirigeants. Ce livre est un antidote nécessaire et stimulant contre cette œuvre de ténèbres. »

Fiche de lecture de Guillaume Beghin :

« La récente affaire Petré-Grenouilleau qui vit cet historien des traites négrières attaqué en justice pour « apologie de crime contre l’humanité » aura au moins eu pour mérite de faire sortir les historiens professionnels de leur habituelle discrétion. Après la création de leur association « Liberté pour l’histoire » et un livre de René Rémond, c’est au tour de Jacques Heers – médiéviste réputé – de prendre la plume pour défendre sa profession .

Quelle est la situation de l’histoire aujourd’hui ? Franchement, à lire ce livre, elle n’a pas l’air folichonne. Car l’historien est confronté à de nombreuses difficultés. Les sources, sa matière première, se rebellent constamment, s’obstinant à ne pas couvrir certaines lacunes ou refusant de rester objectives mais se faisant l’écho de l’opinion de leurs auteurs. Nombreux sont ceux à s’y fourvoyer ou à « accommoder » les vides. Les sources à l’allure les plus honnêtes, les chiffres eux-même, refusent de se laisser manipuler en multipliant les inconnues, les unités de mesures – parfois incompatibles – au point d’avoir lancé sur de fausses pistes toute une génération d’historiens professionnels (l’école des Annales) victime de la vision marxiste de l’histoire. Certaines erreurs – pas toujours innocentes – ont fait leur nid dans les esprits. La contagion est partie des écoles de la IIIe république pour se répandre dans les livres et films historiques rendant désormais tout démenti impossible. Les noms de rue sont déjà contaminés, les « gentils » clairement démarqués des « méchants », et malheur à qui ne se range du côté de cette « histoire citoyenne ». Celle-ci défend le « mythe du progrès » et prône « l’ouverture aux autres », en particulier l’orient. Ne devons nous pas tout notre savoir aux arabes ? L’islam n’a-t-il pas permis sur ses terres la paix entre les civilisations face à un occident intégriste ? N’émettez pas le moindre doute sur ces dogmes sous peine d’être très mal vu. Mais peut-être les historiens professionnels, eux qui connaissent la vérité, conscients de leurs erreurs passées, pourraient-ils la rétablir ? Hélas, l’historien d’aujourd’hui est forcé de travailler en « laboratoires » agréés et subventionnés en fonction de leurs thèmes d’études – donc politiquement correct – et de leur productivité – ce qui les pousse à multiplier articles et colloques superficiels au détriment d’études de fonds. Ajoutez-y la croissance exponentielle de leurs charges scolaires et administratives ainsi que la baisse programmée (et en cours) du niveau de la plupart des étudiants (et donc futurs professeurs) et vous deviendrez sur ce point aussi pessimiste que l’auteur qui ne voit même plus la peine de conclure à la fin de son réquisitoire. Sans doute la situation n’est-elle pas (encore) aussi noire qu’il la présente, mais cet essai réussi à montrer les difficultés passées, présentes (et même futures !) de l’historien ainsi que quelques exemples de désinformation par l’histoire.

Un livre à offrir d’urgence à tout professeur et étudiant d’histoire de votre connaissance ! »

Fiche de lecture de Media Presse Info :

« Jacques Heers (1924-2013), agrégé d’histoire, fut professeur aux facultés des lettres et aux universités d’Aix-en-Provence, d’Alger, de Caen, de Rouen, de Paris X-Nanterre et de la Sorbonne. Il fut aussi directeur du Département d’études médiévales de Paris-Sorbonne. Il est l’auteur d’une impressionnante liste de livres qui sont autant de références en matière d’histoire du Moyen Âge.

Avec L’histoire assassinée, Jacques Heers nous laisse une critique acerbe de l’enseignement de l’histoire, cette arme de propagande des hussards de la république, qui a évolué en  » histoire citoyenne  » au service du vivre ensemble.

Jacques Heers nous rappelle que ce que nous appelons la Mémoire n’a que peu de commun avec l’Histoire. Ce sont deux démarches différentes, parfois contradictoires, en tout cas incompatibles. Faire mémoire conduit à évoquer des événements du passé de façon émotionnelle, engagée, pour justifier telle ou telle entreprise, pour maintenir le souvenir des heures sombres et des martyrs. Le mémorialiste est toujours un homme engagé, soumis ou à un maître ou à la mode, presque toujours au désir de bien parler de lui.

Aujourd’hui, l’Histoire est à la botte d’un Etat devenu totalitaire. Les chercheurs sont sous tutelle, libres d’enseigner là où on leur dit. Dans de nombreux cas, il faut tricher avec la vérité, intoxiquer. Le médiéviste Jacques Heers nous illustre le propos avec quelques mythes concernant l’illettrisme des anciens temps, la femme soi-disant méprisée, le prétendu obscurantisme ou encore l’Inquisition. Il souligne aussi la réécriture de l’Histoire qui consiste à nous présenter un Orient bienfaisant et à tenter de nous faire croire que nous devons tout aux Arabes. Jacques Heers dissèque l’arsenal des impostures : mots, phrases, clichés et slogans, ainsi que la comédie des repentances et l’influence des pseudo films historiques.

Un véritable antidote aux manipulations de l’Histoire ! »

Extrait :

« Qui, en France, se souvient que le cirque patriotique, les défilés, les bals populaires, liesse et violences, du 14 juillet commémorent la fête de la Fédération qui, en 1790, proclamait l’unité du pays et voulait renier les particularismes ?
On ne pense qu’à la prise de la Bastille, un an plus tôt, et l’on porte aux nues cet étrange fait d’armes qui vit quelques centaines d’hommes et femmes, leurs meneurs pris de boisson, délivrer sans coup férir six ou sept gredins ou demi fous pour, en fin de triomphe, massacrer le gouverneur qui leur avait ouvert les portes. Les manuels sont, sur ce point, très discrets et, de toutes façons, n’y pourraient rien : pour l’opinion, le 14 juillet célèbre la liberté et la victoire du peuple (sic) sur l’oppression. Exemple flagrant vraiment ahurissant du divorce entre ce que les historiens, unanimes depuis déjà des années, présentent dans leurs livres et ce que le public, dans son immense majorité, continue de croire. »

Sommaire :

– Croire ou ne pas croire ?
– L’histoire science humaine ?
– L’histoire, arme de propagande : l’Ecole, les hussards de la République
– L’histoire citoyenne
– L’histoire à la botte, l’Etat totalitaire

Une réflexion au sujet de « L’Histoire assassinée – Jacques Heers »

    […] – L’historiquement correct également dénoncé par le médiéviste Jacques Heers : https://livresalire.wordpress.com/2016/02/22/lhistoire-assassinee-jacques-heers/ […]

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