Histoire de la Libération de la France – Robert Aron

Publié le


Histoire de la Libération de la France - Robert Aron

Titre : Histoire de la Libération de la France – Juin 1944-Mai 1945

Auteur : Robert Aron

Date de sortie : 1959

Résumé / Quatrième de couverture :

« Un livre de référence qui montre bien que la libération de la France correspond à trois conflits menés simultanément : un conflit militaire sur le sol français; un conflit diplomatique pour que les Alliés reconnaissent le gouvernement du général De Gaulle; enfin, un conflit politique intérieur entre autorité gaulliste et les maquis communistes. C’est aussi « une tragédie à cents actes divers ». »

Pourquoi lire ce livre ? / Commentaires :

« Une histoire sérieuse et très objective des mois qui ont vu la libération de la France. »

« Écrit peu de temps après la fin de la Seconde Guerre mondiale, cet ouvrage est un monument d’honnêteté et d’objectivité. Il est un outil de compréhension indispensable pour qui s’intéresse à cette période sensible dont les plaies ne sont pas toutes cicatrisées. Il s’inscrit dans la continuité de son Histoire de Vichy et introduit son Histoire de l’épuration. »

Extraits :

« Ce qu’on sait, c’est que le 24 janvier 1944, douze préfets furent relevés d’un coup sur demande des occupants ou de la Milice ; c’est que dans un seul camp de concentration en Allemagne se trouvaient rassemblés les préfets Didkowski, Cousin, Chaigeau, Hontebeyrie, Benedetti de Villeneuve, Faugère ; c’est que leurs collègues Théry, Duprech, Bonnefoy, Jacques Buissière et d’autres sont morts en captivité. Un relevé nominatif des préfets et sous-préfets de Vichy sanctionnés par les Allemands a été dressé par Georges Hilaire qui fut secrétaire général pour l’administration du ministère de l’Intérieur : il comporte six morts en captivité ou fusillés, vingt déportés, sept arrêtés demeurés en France, quinze destitués ou obligés d’abandonner leur fonction. Parmi ceux qui restèrent à leurs postes jusqu’à l’arrivée des Alliés, la plupart témoignèrent d’un courage qui rejoint parfois celui des résistants eux-mêmes. »

« Il signe le texte demandé, mais avec mauvaise conscience : et lorsque dans l’après-midi le Maréchal Pétain l’aura désavoué officiellement, l’Amiral Moreau verra Darlan effondré, ne cachant pas son émotion.
Ceci dit, le lendemain tout s’arrange. L’occupation de la zone libre, le 11 novembre, légitime a posteriori la décision prise par Darlan : des télégrammes clandestins, envoyés par le Maréchal, lui donnent raison. Darlan accède au pouvoir le plus régulièrement qu’il est possible en ces temps troublés. Il est paré des deux côtés, à la fois du côté de Vichy et du côté des Américains. Ayant joué sur les deux tableaux, il semble avoir partout gagné. Mais ce succès apparent sème en réalité la confusion partout. Les initiateurs du débarquement contemplent la situation avec stupeur : tous les efforts, tous les risques qu’ils ont courus, tout le travail minutieux et difficile accompli depuis des mois, aboutissent à ce résultat inattendu de dédouaner un des hommes d’Etat qui ont le plus représenté l’opportunisme de Vichy et la politique de concession aux occupants. Darlan, le même Darlan qui avait signé un accord avec les Allemands pour mettre à leur disposition les aérodromes de Syrie, qui, le 27 mai, après une entrevue avec Hitler, avait négocié à Paris des protocoles concédant entre autres aux Allemands l’usage du port de Bizerte, c’est lui que le hasard des circonstances met maintenant à la tête de la lutte au côté des Alliés. »

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